abcsite.free.fr


Chimie Organique


Table des Matières

8. Les composés carbonyles: le groupement C=O

Dans ce chapitre
8.1. Aldéhydes et cétones
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Aldéhydes
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Cétones
8.2. Énols et énones
8.3. Les acides carboxyliques
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Acides carboxyliques
8.4. Diacides
8.5. Les dérivés des acides carboxyliques
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Amides
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Esters
8.6. Autres groupes fonctionnels contenant des liaisons multiples carbone-azote
  Modèles Moléculaires en format .pdb: Composés Nitro
8.7. Composés dicarbonylés et autres composés bifonctionnels
8.8. Exercices de nomenclature

8.1 Aldéhydes et cétones (Vollhardt chapitre 17)

Les fonctions aldéhyde et cétone ont le même groupe fonctionnel >C=O, appelé le groupe carbonyle. Ils ne diffèrent que par le nombre de groupes alkyles ou aryles qui l’entourent, ou encore par le degré de substitution du carbone fonctionnel.

Les aldéhydes et cétones sont des composés carbonylés, et présentent beaucoup d’analogies, mais la tradition a cependant maintenu cette distinction de deux fonctions distinctes.

On représente souvent les aldéhydes par RCHO. Il faut faire attention cependant de ne pas écrire RCOH, qui suggère un groupement alcool. De même, les cétones sont représentés par R—CO—R’ ou RCOR’. Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un enchaînement R—C—O—R’, qui est un éther.

Les aldéhydes et les cétones peuvent être considérés comme des dérivés oxydés des alcools.

Comme les alcools, l’oxygène carbonylique porte 2 doublets libres, ce qui explique le caractère légèrement basique des groupes carbonyles.

8.1.1. Nomenclature des aldéhydes et cétones (Vollhardt 17.1, Favre 5.1 et 5.2)

On nomme les aldéhydes et les cétones en changeant le —e du nom de l’hydrure parental par —al et —one respectivement. Lorsqu’en présence d’un groupement plus important, ces deux groupes fonctionnels utilisent le préfixe oxo. Lorsque l’on rencontre des polyaldéhydes, on utilise le suffixe —carbaldéhyde. Lorsque le groupe CHO n’est pas porté par la chaîne principale, on utilise le préfixe formyle.

Étant donné qu’un aldéhyde est toujours en bout de chaîne, il ne nécessite pas d’indice de position, même lorsque l’on parle de dialdéhyde. Il est à noter que le carbone d’un groupement aldéhyde est le numéro 1, ce qui fixe automatiquement la numérotation de la chaîne.

Une cétone nécessitera toujours la présence d’un indice de position. Enfin, notons qu’on dit un aldéhyde et une cétone.

8.1.2. Caractères Physiques

Le méthanal, plus connu sous le nom de formaldéhyde, HCHO, est gazeux dans les conditions ordinaires, et l’acétaldéhyde CH3CHO est un liquide extrêmement volatil, bouillant à 21°C. Mais tous les autres aldéhydes et cétones sont des liquides, ou des solides dans les cas de hautes masses moléculaires (Tableau 17.1, Vollhardt p.634).

Dans le groupement carbonyle, tant le carbone que l’oxygène sont hybridés en sp2 ce qui permet un recouvrement optimal des orbitales (Figure 17.1, Vollhardt p.633).

La différence d’électronégativité entre le carbone et l’oxygène, de même que par la présence de la liaison p entraînent la polarisation de la double liaison et un effet inductif-attractif sur les liaisons voisines Il résulte que le groupe carbonyle présente un moment dipolaire important (de l’ordre de 2.7 D) comparable à celui des halogénoalcanes.

Ainsi, les premiers termes comme l’acétone CH3COCH3 sont solubles dans l’eau, mais cette solubilité diminue rapidement lorsque le nombre d’atomes de carbone augmente et devient nulle à partir de 5 carbones.

La fonction carbonyle C=O possède une absorption caractéristique dans l’U.V. entre 275 et 295 nm (e 15 à 1100) due aux transitions de type p® p* et n® p* (Figures 17.6, Vollhardt p.637 et en haut de la p.637).

Ils possèdent aussi une absorption très caractéristique dans l’infrarouge entre 1 705 et 1 725 cm-1 pour les cétones et entre 1 720 et 1 740 cm-1 pour les aldéhydes (Figure 17.5 p.636).

Les protons aldéhydiques ont des déplacements caractéristiques en RMN-1H entre 9 et 10 ppm (Figure 17.3, Vollhardt p.635), alors que ceux des groupements méthyles adjacents aux cétones passent de 1,2 à 2,4 ppm.

Les spectres RMN-13C permet de distinguer aisément les aldéhydes et les cétones entre 170 et 200 ppm (Tableau 10.6, et Figure haut de la p.636) des alcènes qui eux résonnent vers 120 à 130 ppm.

8.1.3. Réactivité (Arnaud 18-2)

Les éléments structuraux qui déterminent la réactivité des aldéhydes et des cétones: l’existence d’une liaison p entre C et O, la présence de deux doublets libres sur O, et la différence d’électronégativité entre C et O, entraînant la polarisation de la double liaison et un effet inductif-attractif sur les liaisons voisines.

Ainsi, la présence de groupements électroattracteurs augmentera la charge positive du carbone carbonyle.

Les aldéhydes et les cétones démontrent une foule de réactions en tout genre. Toutefois, certaines réactions particulières valent tout particulièrement la peine d’être mentionnées.

8.1.3.1. Acétals et hémiacétals (Vollhardt 17.7 et Arnaud 18.10)

Par chauffage en présence d’un alcool et de HCl anhydre, les aldéhydes et les cétones se transforment en hémiacétals, puis en acétals:

Cette réaction est réversible et très importante dans le cas des sucres comme nous le verrons plus loin.

De la même façon, les aldéhydes et les cétones se transforment en hémithioacétals, puis en thioacétals lorsqu’en présence de thiols:

En présence d’amines, les aldéhydes et les cétones se transforment en hémiaminals, puis en imines:

8.1.3.2. Oxydation et réduction (Vollhardt 17.4 et Arnaud 18.18)

Les aldéhydes s’oxydent pour donner un acide sans modification de la chaîne carbonée. Cette oxydation est très facile, non seulement avec les oxydants conventionnels, mais aussi par l’oxygène de l’air.

Les cétones s’oxydent beaucoup plus difficilement, et seulement en présence d’oxydants très énergiques (KMnO4 concentré à chaud en milieu acide, H2CrO4, etc.). Cette oxydation coupe la chaîne entre le groupement carbonyle et un des carbones en a, avec formation de deux acides. Comme la coupure peut se produire des deux côtés, on obtient généralement un mélange d’acides (4 au maximum si la cétone est dissymétrique).

Certaines réactions de réduction à l’aide de métaux réduisent les cétones en diols du type pinacol (2,3-diméthylbutane-2,3-diol).

8.1.3.3. Polymérisation (Arnaud 18.19)

Le formaldéhyde, normalement gazeux existe aussi sous la forme d’un trimère appelé trioxyméthylène ou trioxane, et d’un polymère, le paraformaldéhyde. Ce sont des solides blancs pulvérulents (à l’état de poudre fine) qui se dégradent facilement par action de la chaleur.

L’acétaldéhyde existe sous la forme d’un trimère, le paraldéhyde, un liquide dont le point d’ébullition est 125°C, alors que l’acétaldéhyde bout à 21°C. Ce trimère se décompose aussi facilement par chauffage en présence de traces d’acide.

8.1.4. État naturel (Arnaud 18-3)

Les cétones cycliques à grand cycle possèdent une odeur agréable et sont souvent utilisées en parfumerie. Les aldéhydes, spécialement ceux de faible poids moléculaire, possèdent une odeur piquante.

Les aldéhydes et les cétones sont fréquents dans les composés naturels, soit seuls ou accompagnant d’autres fonctions. Citons en particulier les nombreuses essences végétales de la famille des terpènes.

Citons aussi d’autres exemples comme le camphre, la citronnelle, la vanilline et les divers stéroïdes.

Ils sont aussi utilisés dans l’industrie alimentaire: la butane-2,3-dione est le principal constituant odorant incorporé à la margarine. La muscone (3-méthylcyclopentadécanone), extraite des glandes odoriférantes du daim musqué mâle, est un parfum coûteux…

8.1.5. Termes importants et utilisations (Arnaud 18-5)

Le formaldéhyde est l’aldéhyde industriellement le plus important. Il est spécifiquement obtenu par oxydation catalytique du méthanol par l’oxygène, et la production mondiale est d’environ 9 millions de tonnes. Il est commercialisé sous la forme de solutions aqueuses à 37 % connues sous le nom de formol. Il est principalement utilisé dans la production de résines thermodurcissables. Nous le connaissons de mauvaise réputation pour la "célèbre" mousse isolante d’urée-formaldéhyde (la MIUF).

L’acétone se prépare industriellement à partir du propène. Elle est utilisée principalement comme solvant (plus de 500,000 t/an aux USA) et entre dans la polymérisation du Plexiglass.

La cyclohexanone entre elle dans la fabrication des nylons.

Encarts du chapitre 17

Notions importantes 1 à 3 et 5 à la page 668

Les problèmes 1 à 3 des pages 668 à 674 peuvent être faits.


8.2 Énols et énones (Vollhardt chapitre 18)

8.2.1. Ions énolates (Vollhardt 18.1)

La labilité de l’hydrogène en a du groupement carbonyle amène une stabilisation de la forme énolate par résonance. Il en résulte des réactions de substitution de cet hydrogène labile. Les aldéhydes et cétones auront des pKa de l’ordre de 19-21.

8.2.2. État naturel (Vollhardt problème 12, chapitre 18)

On retrouve beaucoup d’énones et d’énals dans la nature:

hex-2-énal arôme de tomates
oct-3-én-2-one arôme de champignons
non-2-énal goût de concombres
nona-2,4-diénal parfum de concombres

8.2.3. Tautomérie céto-énolique (Vollhardt 18.2)

La protonation d’un ion énolate peut se produire soit sur l’oxygène, soit sur le carbone. Dans la réalité, on assiste toujours à un équilibre entre les deux formes, celle de la cétone, et celle de l’énol.

Cet équilibre est sensible à la catalyse acido-basique (souvent simultanée, quelques fois séquentielle):

La position de cet équilibre dépend de plusieurs facteurs comme la structure, le solvant, la température, la concentration, ... Normalement, la forme céto est l’espèce prédominante.

Ce sont 2 molécules différentes et non pas des formes de résonance. Ce sont des tautomères, i.e. qu’elles sont facilement et rapidement inter convertibles dans les conditions ordinaires. Ainsi, le cyclohexanone existe sous deux formes tautomères, alors que le méthylidènecyclohexane et le 1-méthylcyclohexène sont des isomères structuraux.

La différence entre isomères structuraux et tautomères en est une de degré, et non d’espèce.

À l’équilibre, pour les aldéhydes et cétones simples, la forme cétonique est favorisée. Par contre, dans le cas des fonctions 1,3-dicarbonylées, la forme énol est importante (à cause de la stabilisation par conjugaison entre >C=C< et >C=O et des ponts hydrogènes intramoléculaires).

Les formes énoliques des composés 1,3-dicarbonylés prennent la forme d’un cycle. On dit qu’ils sont sous une forme chélatée (khêlê, grec, pince). Un chélate est un composé ou un atome métallique est pris en pince entre des atomes électronégatifs liés à un radical organique. Ex: acétylacétonate de cuivre.

L’existence de cet équilibre céto-énolique interfère souvent avec le déroulement des réactions.


Encarts du chapitre 18

Notions importantes 1 et 4 à la page 709

Les problèmes 1 et 21 des pages 710 à 718 peuvent être faits.


8.3 Les acides carboxyliques (Vollhardt chapitre 19)

Les acides carboxyliques ont comme formule générale

et doivent leur nom au groupe carboxyle

On les représente souvent par RCOOH ou RCO2H.

À cause de leurs doublets libres, les oxygènes sont basiques, alors que l’hydrogène carboxylique est très acide. Le carbone porte une polarisation positive, et est considéré comme un électrophile.

8.3.1. Nomenclature des acides carboxyliques (Vollhardt 19.1 et Favre 5.2)

Tout comme les aldéhydes, les acides carboxyliques sont nommés d’après la nomenclature de substitution. On remplace le —e de l’hydrure parental par le suffixe —oïque et on fait précéder le nom par le mot acide.

Étant donné qu’un acide carboxylique est toujours en bout de chaîne, il ne nécessite pas d’indice de position, même lorsque l’on parle de diacide. Il est à noter que le carbone d’un groupement COOH est le numéro 1, ce qui fixe automatiquement la numérotation de la chaîne.

Lorsque l’on rencontre des polyacides, on utilise le suffixe —carboxylique. Lorsque le groupe COOH n’est pas porté par la chaîne principale, on utilise le préfixe carboxy.

Il fut un temps où presque tous les acides gras (aliphatiques) portaient des noms triviaux. On les appelaient acides gras car, au début, ils étaient isolés des sources naturelles, les graisses. Aujourd’hui, officiellement, il en reste six dans la série des acides saturés: les acides formique, acétique, propionique, butyrique, palmitique et stéarique. De plus, une différence majeure existe entre ces noms: un seul, l’acide acétique, peut être utilisé comme hydrure parental fonctionnalisé, c’est-à-dire peut engendrer des noms substitutifs comme par exemple "acide chloroacétique". Les cinq autres noms ne peuvent être utilisés que pour nommer l’acide lui-même, non substitué: ainsi, le nom de:

Cl-CH2-CH2-COOH

sera acide 3-chloropropanoïque et non "acide 3-chloropropionique", encore moins "acide b-chloropropionique".

L’anion formé par le départ du proton acide porte le nom d’anion carboxylate, RCOO-. Le nom est formé en remplaçant le suffixe —oïque par —ate et en retirant le mot acide.

Enfin, il est intéressant de noter les noms et sources naturelles des acides carboxyliques contenant de 1 à 6 atomes de carbone (Tableau 19.1, Vollhardt p.720). Ces noms triviaux provenaient de leur source d’extraction, et non pas de leur structure.

8.3.2. Caractères Physiques (Vollhardt 19.2 et Arnaud 19-1)

Les acides acycliques linéaires sont des liquides ou des solides dont le point de fusion ne dépasse pas 100°C (l’acide stéarique C17H35COOH dont sont faites les bougies fond à 70°C) (Tableau 19.2, Vollhardt p.723).

Par contre, ils possèdent les points d’ébullition les plus élevés parmi les composés possédant une fonction simple sur une chaîne donnée. Ils présentent des liaisons hydrogène encore plus fortes que les alcools et se retrouvent souvent sous forme d’un dimère cyclique.

Leur solubilité dans l’eau, totale jusqu’en C4, diminue et devient nulle à partir de C9. Les sels de sodium des acides de C12 à C18 forment ce que l’on appelle les savons.

Les acides formique et acétique possèdent une odeur piquante et âcre de même qu’un goût aigre. Les acides de C4 à C8 possèdent une odeur exceptionnellement désagréable, mais par contre à faible concentration ils exaltent la senteur des parfums. L’acide pentanoïque (valérique) donne son odeur caractéristique au fromage bleu d’Auvergne.

8.3.3. RMN des acides carboxyliques (Vollhardt 19.3)

Le proton carboxylique résonne à un champ extrêmement bas (d = 10-13 ppm). Son déplacement chimique est fortement influencé par la concentration, la température, le solvant, à cause de la tendance marquée du groupement OH à participer à des liaisons hydrogène, tout comme les alcools (Figure 19.2, Vollhardt p.724).

En ce qui concerne la RMN-13C, les valeurs de déplacement chimique du carbone carboxylique est similaire à ce qui est observé pour les aldéhydes et les cétones. Diverses structures de résonance explique ce phénomène (Figures p.725).

8.3.4. Réactivité (Arnaud 19-2)

Bien que le groupement carboxyle réunisse le groupement fonctionnel alcool et le groupement fonctionnel cétone, la réactivité n’est pas la somme de la réactivité des deux groupements constituants. Il faut se souvenir que les deux groupes OH et C=O ne sont pas indépendants dans le groupe COOH et que le comportement de l’un est fortement influencé par la présence de l’autre. Il sont tous deux engagés dans une structure résonnante:

Ainsi,

Groupe OH L’hydrogène est plus labile que celui des alcools ou même des phénols. Les acides carboxyliques sont dissociés en solution aqueuse, surtout parce que la base conjuguée est stabilisée par résonance.
Groupe C=O Le carbone fonctionnel des acides est nettement moins électrophile que celui des aldéhydes et cétones. En conséquence, les réactions d’addition nucléophiles sont peu nombreuses.
Hydrogène en a La labilité des hydrogène en a du carbonyle est beaucoup plus faible que pour les aldéhydes et les cétones, la forme énoliques étant inexistante.

 

 

8.3.5. Propriétés acido-basiques (Vollhardt 19.4 et Arnaud 19-2)

Le caractère dominant des acides carboxyliques est ... leur acidité. Lorsque solubles dans l’eau la déprotonation s’effectue rapidement et l’équilibre suivant s’établit:

RCOOH + H2O RCOO + H3O+

avec la forme de résonance suivante pour l’anion carboxylate:

Ainsi, les acides carboxyliques donnent de nombreux "sels" lorsqu’ils réagissent avec les métaux et les bases. Il va de soi que les groupements électroattracteurs vont exalter l’acidité des acides carboxyliques et les rendre compétitifs envers les acides minéraux (Tableau 19.3, Vollhardt p.727).

8.3.6. État naturel (Arnaud 19-3)

De nombreux acides carboxyliques sont présents dans la nature, mais le plus souvent sous forme d’esters. Plus particulièrement, les corps gras végétaux ou animaux sont des esters du glycérol de divers acides gras acycliques à chaîne linéaire plus ou moins longues.

Un exemple d’acide libre naturel est l’acide abiétique (aussi appelé acide sylvique) contenu dans la résine de pin (® à droite).

On rencontre aussi l’acide lactique dans le lait et les muscles

CH3—CHOH—COOH

et l’acide citrique dans les agrumes

HOOC—CH2—C(OH)(COOH)—CH2—COOH

et divers acides aminés dans les protéines.

8.3.7. Termes importants et utilisations (Arnaud 19-5)

L’acide acétique est connu depuis très longtemps en raison de sa formation dans la transformation spontanée du vin en vinaigre. On le prépare par oxydation de l’acétaldéhyde ou par synthèse à partir du méthanol et du monoxyde de carbone. Il est utilisé pour la préparation de tout ce que l’on appelle acétates (de vinyle, d’éthyle, de cellulose).

Parmi les autres qui possèdent une grande utilisation industrielle, citons l’acide acrylique, CH2=CHCOOH (esters polymérisables) et l’acide stéarique, CH3(CH2)16COOH.


8.4 Diacides (Arnaud 20.15-20.19)

Parmi les diacides les plus important, citons notamment

l’acide oxalique (éthanedioïque), HOOC—COOH, utilisé comme puissant réducteur

l’acide adipique (hexanedioïque), HOOC—(CH2)4—COOH, qui est utilisé dans la synthèse du Nylon 6/6

l’acide ortho-phtalique, qui permet d’obtenir des colorants (les phtaléines) par réaction avec des phénols.

l’acide para-phtalique (ou téréphtalique) sert à la fabrication du Tergal par polymérisation avec le glycol ordinaire.


8.5 Les dérivés des acides carboxyliques

On considère comme dérivant des acides les fonctions suivantes:

Ici, R et R2 peuvent être identiques ou différents. Ils peuvent aussi être remplacés par des groupes aryles, Ar.

Les quatre premiers dérivés contiennent tous la structure R—CO—Z, ou Z est ou contient un atome fortement électronégatif et porteur d’au moins un doublet libre.

8.5.1. Halogénures d’acides (Vollhardt 19.8, Arnaud 19.16 et Favre 5.3.1)

On les appelle aussi des halogénures d’acyle ou halogénures d’alcanoyle. Ils servent principalement d’intermédiaires dans diverses réactions de synthèse.

Ils proviennent du remplacement de groupe —OH de la fonction carboxylique par un halogène, le plus souvent le chlore. On forme les noms en utilisant le nom du groupe acyle et en le faisant précéder de celui de l’halogénure approprié. On change la terminaison —ique en —yle ou —oïque en —oyle.

CH3COC chlorure d’acétyl
BrOC—(CH2)3—COBr dibromure de pentadioyle

Ils sont insolubles dans l’eau, mais rapidement hydrolysés en acide carboxyliques

R—COCl + H2O ® R—COOH + HCl

Ils présentent de fortes interactions dipolaires, et en conséquence possèdent des points d’ébullition plus élevés que les alcanes correspondants. Ils servent surtout à la protection de certaines fonctions lors de synthèses. Ils possèdent une odeur irritante et sont souvent utilisés comme gaz lacrymogènes.

Parmi les gaz de combat, le dichlorure de l’acide carbonique ou phosgène, COCl2, fut responsable d’un grand nombre de morts durant la première guerre mondiale. Son action toxique est due à son hydrolyse dans les poumons qui libère de l’acide chlorhydrique. Le CCl4, qui est un des rares solvants organiques à pouvoir être employé dans les extincteurs, génère quand même un peu de phosgène à température élevée. Il en est de même avec le chloroforme. Le phosgène est un gaz mortel.

8.5.2. Anhydrides d’acides et cétènes (Vollhardt 19.8, Allinger 8.15, Arnaud 19.17 et Favre 5.3.3)

On les appelle aussi tout simplement des anhydrides. Ils proviennent de la déshydratation intermoléculaire de deux molécules d’acide:

On les nomme en remplaçant le mot acide par le mot anhydride dans le nom d’un acide carboxylique. Lorsque l’anhydride est substitué, on utilise le préfixe "bis". On s’en sert principalement pour effectuer les synthèses d’esters.

On connaît des anhydrides symétriques et mixtes: les premiers sont de loin les plus importants. Le plus connu est sans doute l’anhydride acétique:

Les anhydrides cycliques sont très facilement formés à partir d’acide dicarboxyliques, donnant ainsi des cycles à 5 ou 6 maillons:

Les substances qui dérivent d’une molécule d’acide par perte d’une molécule d’eau sont des cétènes (du nom du composé parent CH2CO, le cétène qui dérive de l’acide acétique):

Les cétènes sont rarement isolés, on ne les voit apparaître que comme intermédiaires réactionnels.

8.5.3. Esters et lactones (Vollhardt 19.9, 20.4, Arnaud 19.18-20.25, Favre 5.3.2)

On parle depuis plusieurs chapitres des esters. On les rencontre principalement dans les réactions d’hydrolyse et de saponification de divers produits naturels.

Rappelons ici que les alcools réagissent avec les acides carboxyliques pour former des esters. Cette réaction est catalysée par les acides forts comme H2SO4 et est réversible. On aboutit toujours à un état final ou les 4 produits cohabitent. Dans cet équilibre, c’est le groupement —OH de l’acide qui part avec le H de l’alcool.

On a longtemps cru que l’estérification était une neutralisation. C’est pourquoi on nomme les esters comme s’ils étaient des sels d’alkyle. On change la terminaison —ique en —ate ou —oïque en —oate.

Lorsqu’ils sont considérés comme substituants, nous utilisons le préfixe de forme R-oxycarbonyl-. Toutefois, certains noms ont la vie dure et vont continuer à être utilisés:

Le déplacement chimiques en RMN-1H sont les suivants:

Il est important de mentionner que l’on retrouve beaucoup d’esters en parfumerie et dans l’industrie alimentaire. Ils possèdent généralement une odeur fruitée ou florale.

Par exemple, les parfums de haute gamme contiennent parfois jusqu’à 100 substances différentes, alors que les moins coûteux peuvent n’en contenir que quelques-uns. L’arôme de café frais en contient plus de 500!

En alimentation, ce sont souvent les saveurs naturelles et artificielles ajoutées. Mentionnons ici l’acétate d’isoamyle (odeur de banane), l’isovalérate d’isoamyle (odeur de pomme) et le salicylate de méthyle (odeur de thé des bois) pour n’en citer que quelques-uns.

 

 

 

Ils sont aussi utilisés dans la préparation de laques et de vernis. Les esters à point d’ébullition élevé sont employés comme agents plastifiants pour les résines dont certaines sont elles-mêmes des polyesters.

On retrouve aussi les esters dans les glycérides (des esters de glycérol). Ici, R1, R2 et R3 sont des chaînes atteignant généralement entre 12 et 22 carbones.

Les lactones sont des esters cycliques. On les nomme comme les hétérocycles qu’elles sont ou en utilisant le suffixe lactone et en remplaçant le lettre —e finale de l’hydrure parental par la lettre —o:

Il arrive encore parfois que la taille du cycle soit désignée par la lettre grecque correspondant au nombre de carbones séparant le C=O de l’O dans le cycle: ainsi, la butano-4-lactone porte aussi le nom de g-butyrolactone. Toutefois, cette nomenclature tend à disparaître.

Les g et d-lactones sont donc des cycles de 5 et 6 atomes, stables et sans contraintes très répandus dans la nature et particulièrement chez les végétaux. Les acides g et d-hydroxylés perdent spontanément une molécule d’eau et forment des lactones:

Cette réaction est très facile, au point qu’il est difficile d’isoler ces acides g- et d-hydroxylés à l’état pur à cause de l’équilibre toujours présent. Par contre, les acides b-hydroxylés ne présentent pas cet équilibre car il comporteraient un cycle à 4 atomes trop tendu et instable.

Les lactones sont généralement insolubles dans l’eau.

Les lactones macrocycliques forment le canevas fondamental de nombreux antibiotiques nommés des macrolides (Encart 19.2).

Enfin, il est intéressant de noter les analogues sulfurés des esters: les thionoesters.

8.5.4. Amides, lactames et imides (Vollhardt 19.10, 20.6, Allinger 8.12, Arnaud 19.19, Favre 5.5)

Les amides proviennent de la réaction d’un acide carboxylique avec l’ammoniac ou une amine avec élimination d’une molécule d’eau. Cette réaction est réversible. On rencontre 3 types d’amides, selon du degré de substitution de l’azote:

Les amides primaires sont solides, à l’exception de la formamide (Fu 2.5°C). Les amides primaires et secondaires sont fortement associées par liaisons hydrogène intermoléculaires. La diméthylformamide, HCON(CH3)2, est très polaire et constitue un excellent solvant des composés organiques et minéraux, tout en étant aprotique.

Dans l’ammoniac et les amines, l’azote est hybridé en sp3 et possède une structure pyramidale. Dans les amides, l’azote est hybridé en sp2 et est plan. Ainsi une énergie de conjugaison supplémentaire est obtenue par le recouvrement de l’orbitale p de l’azote contenant un doublet libre et l’orbitale 2p du groupement carbonyle:

Du point de vue de la nomenclature, on nomme les amides à l’image des acides carboxyliques. On change la terminaison ique en amide. Alternativement, on utilise le suffixe amide au nom de l’hydrure parental avec l’élision du e final. Lorsque l’emploi d’un préfixe est nécessaire, le terme carbamoyle est utilisé.

On s’en sert principalement pour effectuer les synthèses.

La liaison C—N d’une amide simple possédant un caractère double prononcé, il ne pourra y avoir de rotation entièrement libre autour de cette liaison. Prenons l’exemple de la N,N-diméthylformanide

Il en résulte que les deux groupements CH3 sont magnétiquement différents, l’un est en cis, l’autre est en trans de l’hydrogène porté par le carbone. En RMN-1H, ils donnent deux pics distincts, d 2.97 ppm pour le groupe près de l’oxygène et d 2.88 ppm pour celui près de l’hydrogène. Lorsque la température s’élève, les deux pics s’élargissent, et à 111°C les deux pics coalescent en un pic unique qui s’amincit si on élève encore la température, la rotation rapide autour de la liaison C—N étant facilitée par l’accroissement d’énergie.

Tout comme pour les lactones, la formation d’une amide par cyclisation d’un acide aminocarboxylé donne un lactame.

Ils sont nommés de la même façon que les lactones.

Les imides contiennent deux groupements acyles liés au même azote. Le groupement qui les caractérise est —CO—NH—CO—. Les imides cycliques sont les plus importantes. On les nomme comme des diacylamines ou en utilisant le terme imide.

Dans la succinimide, l’azote est hybridé en sp2, ce qui confère un intéressant système p à la molécule (® à droite):

Les dérivés de l’urée et les uréthanes sont des composés nommés par filiation avec les plus simples d’entre eux, respectivement l’urée et l’uréthane. Ce sont des dérivés très stables de l’acide carbonique et de l’acide carbamique (instables).

Acide carbonique HOCOOH
Acide carbamique H2N—COOH
Urée H2N—CO—NH2
Uréthane H2N—CO—CH2CH3
Un uréthane RNH—CO—R’

8.6 Autres groupes fonctionnels contenant des liaisons multiples carbone-azote

8.6.1. Nitriles et analogues (Vollhardt 20.8, Allinger 10.1 et Favre 5.5.3)

Le premier terme de la série des nitriles, le cyanure d’hydrogène, H—Cº N (improprement appelé acide cyanhydrique) possède un caractère acide qui le différencie nettement des autres termes de la série. Ici, le carbone et l’azote sont tous deux hybridés en sp et le doublet libre de l’azote occupe une de ces deux orbitales sp. La structure électronique est semblable à celle de l’éthyne.

On nomme les nitriles comme les amides: en remplaçant la terminaison ique par nitrile ou en utilisant simplement le suffixe nitrile. Lorsque l’emploi d’un préfixe est nécessaire, le terme cyano est utilisé.

acétonitrile CH3CN

Les nitriles possèdent un moment dipolaire élevé; leur point d’ébullition est légèrement plus élevé que les alcools de masse moléculaire comparable [Note].

On se sert principalement des nitriles pour effectuer les synthèses.

En IR, la vibration C+N apparaît vers 1250 cm-1, i.e. dans la même zone que la vibration Cº C. En RMN-1H, les protons voisins du groupe nitrile sont quasiment aussi déblindés que ceux d’autres dérivés des acides carboxyliques et des alcynes (Tableau 20.3, Vollhardt p.793). L’absorption en RMN-13C du carbone du groupe nitrile apparaît vers 112 à 126 ppm, alors que les alcynes apparaissaient vers 65 à 85 ppm.

Les groupes suivants sont des analogues des cyanures:

isocyanure —NºC:
cyanate —O-CºN
isocyanate —N=C=O
fulminate —O—N=C
carbodiimide —N=C=N—

Les isocyanures sont remarquables par leur structure peu courante et également par leur odeur extrêmement désagréable. Ils constituent, comme l’oxyde de carbone CO, l’un des rares composés stables renfermant un atome de carbone divalent, stabilisé par un nombre important de formes mésomères chargées.

Le doublet d’électron du carbone constitue le site réactionnel. La liaison de coordinance implique qu’il n’y a aucune charge présente dans la molécule.

8.6.2. Hydrazones et oximes (Allinger 10.1)

Les hydrazones, R2C=N—NH2, et les oximes, R2C=N—OH, sont des imines dérivant de l’hydrazine, NH2—NH2, et de l’hydroxylamine, NH2OH respectivement. Ce sont en général des dérivés cristallisés stables. L’atome d’azote des imines est hybridé en sp2 et l’isomérie géométrique peut être observée pour la liaison double carbone-azote. L’atome d’azote existant dans les imines ne subit pas une inversion aussi aisée que dans le cas de l’ammoniac et des amines.

8.6.3. Groupes nitro et analogues (Allinger 10.2)

Le groupe nitro, —NO2, est isoélectronique de l’anion carboxylate, —CO2- et peut être écrit sous deux formes de résonance équivalentes:

Le groupe nitro est fortement électronégatif et électroattracteur et les dérivés nitrés sont des substances à point d’ébullition élevé, mais, contre toute attente, ils sont peu solubles dans l’eau.

Le groupe nitro est capable de stabiliser d’une manière très efficace une charge négative sur un atome adjacent.

Du point de vue de la nomenclature, le groupe nitro est toujours nommé comme un préfixe.

Les dérivés, les nitrates (esters de l’acide nitrique) et les nitramines (N-nitroamines) sont des explosifs puissants qui détonnent au choc.

Les dérivés contenant le groupe nitroso, —N=O, sont plutôt rares. Les dérivés nitrosés, ou le groupe nitroso est porté par un carbone primaire ou secondaire sont instables. Ils se dimérisent ou se tautomérisent en oximes.

Du point de vue de la nomenclature, le groupe nitroso est toujours nommé comme un préfixe.

Enfin, les composés de structure —O—N=O sont les nitrites (esters de l’acide nitreux).

8.6.4. Dérivés azoïques, diazoïques et azotures (Allinger 10.3, Arnaud 17.20)

La triple liaison azote-azote de la molécule N2, Nº N, est la plus forte liaison covalente connue (226 kcal•mol-1). Il n’est donc pas surprenant que la plupart des composés renfermant des liaisons doubles azote-azote tendent à se décomposer ou à réagir de manière telle qu’il y ait libération d’une molécule d’azote.

Les dérivés azoïques contiennent le groupement —N=N—. Ceux de structure R—N=N—H sont extrêmement instables et se décomposent rapidement en RH et N2, alors que la stabilité des dérivés disubstitués R—N=N—R est bien supérieure et dépend de la nature du groupe R. Ainsi, l’azométhane, CH3N=NCH3 est un liquide jaune qui est stable jusqu’à environ 400 °C.

Le plus important des dérivés diazoïques est le premier terme: le diazométhane (gaz jaune, Eb: -23°C):

C’est un des réactifs les plus intéressants et les plus utilisés de la chimie organique en dépit du fait qu’il soit hautement explosif, instable à température ambiante, extrêmement toxique et préparé exclusivement à partir de produits provoquant de dangereuses réactions allergiques.

Du point de vue de la nomenclature, les dérivés diazoïques sont toujours nommé comme un préfixe en utilisant le terme diazo.

Les composés diazoïques sont très utilisés dans l’industrie des colorants. De plus, la protonation du groupement diazoïque change la conjugaison de la molécule, de telle sorte qu’ils sont aussi souvent utilisés comme indicateurs de pH. Citons notamment le Méthylorange et le Rouge Congo (section 22.11 p.896-7).

Enfin, les azotures portent un groupement —N3. Ce sont des dérivés organiques de l’acide hydrazoïque, HN3, qui est très toxique et instable. Les azotures de faible masse moléculaire sont souvent explosifs (sacs gonflables). La structure du groupement azido (tel qu’il est utilisé comme préfixe) est la suivante:

Les étudiants doivent lire la section 19.14 dans Vollhardt p.749-753

Encarts des chapitres 19 et 20

Notions importantes 1 à 3 à la page 757

Les problèmes 1 à 3, 4a, 22a des pages 757 à 766 peuvent être faits.

Les problèmes 1 et 9 des pages 814 à 822 peuvent être faits.


8.7 Composés dicarbonylés et autres composés bifonctionnels (Vollhardt 23, Arnaud 20)

Il s’agit de dialdéhydes, de dicétones et d’aldéhydes-cétones, dont les deux fonctions peuvent occuper des positions relatives diverses.

Nous ne verrons ici que deux catégories de ces composés dicarbonylés.

8.7.1. Quinones (Vollhardt 22.8-22.9)

Les quinones sont des dicétones éthylénique conjuguées cycliques aussi appelées des cyclohexadiènediones ou benzoquinones (la nomenclature des quinones est décrite dans Favre aux pages 77 et 78.) telles que:

Toutes les liaisons doubles étant conjuguées, certaines formes de résonance les apparentent aux composés benzéniques:

On observe les quinones comme étant le résultat d’une réaction de réduction sur un paradiphénol. Les quinones sont des composés colorés absorbant dans le domaine du visible du spectre. Beaucoup de ces structures sont formées dans la structure de la lignine lors du jaunissement du papier.

Beaucoup de quinones naturelles servent d’agents d’oxydation réversibles. Citons entre autre les ubiquinones, présentes dans la vitamine K1, et les hydroquinones utilisées comme révélateurs photographiques (section 22.9).

8.7.2. Acides-alcools (Arnaud 20.23-20.25)

Les acides a-alcools, comme l’acide lactique

CH3—CHOH—COOH

peuvent donner lieu à une estérification réciproque de deux molécules avec formation d’un diester cyclique, appelé un lactide

Cette réaction est si facile qu’il n’est pas possible de conserver un acide a-alcool, si ce n’est sous forme d’un de ses sels.

Les acides g- et d-alcools ont leurs deux fonctions suffisamment proches dans l’espace pour qu’il puisse se produire une estérification intramoléculaire, donnant une g- ou une d-lactone comme nous l’avons vu précédemment.


8.8 Exercices de nomenclature

Faire les exercices de nomenclature qui sont présentés dans Favre

Autres exemples: (réponses après les structures)

a) b) CH3COCl
c) d) BrOC—(CH2)3—COBr
e) f) CH3CH2COOCOCH3
g) h)
i) j)

Réponses:

a) acide (Z)-4-formyl-7-hydroxy-3,5-dioxooct-6-énoïque

b) chlorure d’acétyle

c) acétate d’éthyle

d) dibromure de pentanedioyle

e) anhydride acétique-propionique

f) anhydride acétique-propionique

g) acide (5R,6E,8E)-5-hydroxy-4-oxodéca-6,8-diénoïque

h) 3-chloropropanal, ou b-chloropropanal

i) hexano-5-lactone ou d-hexanolactone

j) acide 4-oxopentanoïque


Retour au menu

Table des Matières

ABCSITE © copyright 2000